Le Giuliano est un canapé modulable AM.PM, fabriqué en Italie, proposé en velours stonewashed. Ses lignes basses assument un héritage années 70, avec des coussins généreux et des coutures tirées bien visibles. Deux coloris seulement, un prix qui démarre autour de 1843 euros, et une question centrale : ce revêtement justifie-t-il l’écart avec le reste de la gamme AM.PM ? Voilà ce que ce test tente d’éclaircir, sans tourner autour du pot.
Comment nous avons analysé ce canapé. Cette analyse s’appuie sur la fiche technique communiquée par le marchand, le relevé des deux déclinaisons disponibles et de leurs prix, ainsi que sur une comparaison avec les autres modèles modulables de la marque. Le canapé n’a pas été essayé physiquement : nous parlons d’analyse, pas de test en salon.
A lire egalement : tous nos tests de canapés AM.PM.

Pour aller plus loin : Consultez nos avis détaillés sur les canapés Ampm avant de faire votre choix.
Le Giuliano : les points qui comptent vraiment
Avant d’entrer dans le détail des mesures et des prix, voici ce qui distingue vraiment ce canapé des autres modulables AM.PM.
Un revêtement qui concentre toute l’identité du modèle
Le velours stonewashed est l’élément central de ce canapé : c’est lui qui porte l’essentiel de son identité visuelle. Le tissu, composé de 50% coton et 50% polyester à 428 g/m2, affiche un aspect délavé qui rappelle les pièces d’époque plutôt qu’un velours neuf et brillant.
Ce choix de matière a un coût : le Giuliano démarre autour de 1843 euros pour la version marron, et grimpe à 1923 euros pour le gris. On comprend que ce type de finition, plus complexe à produire de manière homogène, se paie plus cher qu’un velours uni classique.
Une assise basse et large, pensée pour s’installer longtemps
Les proportions annoncées jouent la carte du confort affalé plutôt que de la posture droite. L’assise mesure 66 cm de profondeur pour une hauteur de 44 cm, ce qui place ce canapé parmi les modèles bas et profonds.
En revanche, cette profondeur ne convient pas à tous les usages : une personne de petite taille risque de ne pas toucher le sol pieds à plat, ou de devoir reculer pour poser le dos contre le dossier.
Le mot de la fin
- Revêtement stonewashed – un aspect délavé qui différencie le Giuliano des velours unis classiques
- Prix d’entrée autour de 1843 euros – le marron, moins cher que le gris à 1923 euros
- Assise très profonde (66 cm) – confortable allongé, moins adaptée à une assise droite
Deux coloris, un seul format : que reste-t-il à choisir ?
Contrairement à d’autres canapés de la marque, le choix ici se limite à deux variables : la teinte et rien d’autre.
Marron ou gris, la seule vraie décision à prendre
Le canapé Giuliano existe uniquement en deux coloris : marron et gris, tous deux dans le même velours stonewashed. Aucune autre teinte n’est proposée actuellement, ce qui simplifie la décision mais la restreint aussi.
Le marron, moins onerain, sert de référence pour ce test. Le gris affiche un écart de 80 euros environ, sans que la fiche ne precise de difference de composition ou de traitement du tissu entre les deux.
Une seule configuration : pas d’angle, pas de convertible
Le mot « modulable » dans le nom du produit peut prêter à confusion. Ce canapé Giuliano n’est ni un angle ni un convertible : il s’agit d’un 3 places fixe, dont la modularité tient à un système de liaison en fer à crémaillère permettant d’assembler plusieurs modules de la collection entre eux.
Concrètement, cela signifie que vous ne trouverez pas ici, sur la référence testée, les options d’angle gauche ou droit qu’on peut voir sur le canapé Botero de AM.PM. Si vous cherchez un canapé d’angle évolutif, il faudra regarder ailleurs dans la gamme, ou composer plusieurs modules Giuliano entre eux.
La version testée reste le 3 places, seule taille communiquée pour ce modèle à ce jour.
À retenir avant d’aller plus loin
- Deux coloris seulement – marron (référence) et gris, écart d’environ 80 euros
- Pas d’angle ni de convertible – un 3 places fixe, malgré le mot « modulable »
- Modularité via liaison crémaillère – pensée pour assembler plusieurs modules Giuliano entre eux
Ce que racontent les 40 kg/m3 de mousse, module par module
Une densité variable selon les zones de l’assise
La fiche mentionne des densités de mousse de 35 et 40 kg/m3 selon les parties, l’assise elle-même étant garnie à 35 kg/m3 avec une couette de fibres polyester en complément. Ce n’est pas la densité la plus élevée du marché, mais elle reste dans une fourchette correcte pour un usage quotidien.
On regrette que le marchand ne communique pas de mesure de fermeté testée en laboratoire : le confort d’assise est simplement qualifié d’« équilibré » dans la description, une indication utile mais qui reste subjective.
Le risque d’affaissement à l’usage, un point à surveiller
Avec une densité de 35 kg/m3 sur l’assise et une couette de fibres en renfort, on peut anticiper un tassement progressif à l’endroit où l’on s’installe le plus souvent, comme sur beaucoup de canapés à ce niveau de gamme.
Ce n’est pas rédhibitoire, mais cela mérite d’être su avant l’achat : un velours stonewashed marque davantage les traces d’assise qu’un tissu plus dense et uni.
À retenir
- Densité de 35 à 40 kg/m3 – correcte sans être haut de gamme
- Confort qualifié d’équilibré – ni ferme, ni très moelleux, selon la description marchand
- Tassement à surveiller – un risque classique à cette densité, sur la place la plus utilisée
Fabriqué en Italie, à la demande : ce que cela change concrètement
Une fabrication sur commande, pas de stock permanent
Le canapé Giuliano est fabriqué en Italie, à la demande, selon les choix de taille, de confort, de revêtement et de coloris du client. AM.PM présente cela comme une façon d’éviter la surproduction et le gaspillage de matières premières.
Cette méthode a une conséquence directe sur les délais : contrairement à un canapé en stock, il faut s’attendre à un temps de fabrication avant livraison, même si la fiche ne précise pas de durée exacte.
Un bois certifié, une garantie à nuancer
La structure repose sur un bois certifié FSC, gage d’une gestion plus durable des forêts utilisées. Les pieds, en hêtre verni, bénéficient d’une finition teintée qui complète l’aspect général du canapé.
Côté garantie, AM.PM annonce 5 ans sur la structure via les garanties commerciales La Redoute, et 2 ans de garantie légale sur le revêtement et la mousse. Cette différence de durée entre structure et garnissage mérite d’être gardée en tête au moment de l’achat.
Le point clé
- Fabrication italienne à la demande – pas de stock, un délai de production à prévoir
- Bois certifié FSC – un argument écoresponsable clairement affiché
- Garantie 5 ans structure / 2 ans revêtement – une distinction à bien lire avant d’acheter
Non déhoussable : le point qui mérite réflexion avant l’achat
Un entretien limité par construction
Le revêtement du Giuliano n’est pas déhoussable, une précision qui figure noir sur blanc dans la fiche du marchand. Cela signifie qu’aucun lavage en machine n’est possible en cas de tache ou d’usure localisée.
Pour un foyer avec de jeunes enfants ou des animaux, cette absence de housse amovible change la donne. Une tache de velours stonewashed non déhoussable se traite uniquement par nettoyage à sec ou produits spécifiques, ce qui complique l’entretien au quotidien.
Un choix à comparer avec d’autres modèles de la gamme
Cette contrainte n’est pas propre au Giuliano : elle concerne une partie des canapés en velours du marché. On aime que la marque le précise clairement plutôt que de le laisser dans le flou, mais on regrette qu’aucune option déhoussable ne soit proposée sur ce modèle en particulier.
Si l’entretien facile est un critère prioritaire, il vaut mieux orienter la recherche vers des modèles spécifiquement conçus pour cela, ailleurs dans la catégorie des canapés en velours.
Notre verdict sur ce point
- Non déhoussable – aucune option de lavage en machine sur ce modèle
- À anticiper avec enfants ou animaux – le nettoyage reste plus contraignant
- Un compromis assumé par la marque – clairement indiqué, mais sans alternative sur ce modèle
Giuliano ou un autre modulable AM.PM : que choisir ?
Giuliano ou Moderniste : le prix d’entrée et le choix des coloris
Le canapé Moderniste de AM.PM, que nous avons déjà testé sur le site, démarre autour de 1763 euros et propose 6 coloris, contre 2 seulement pour le Giuliano. Si la variété de teintes prime sur le style années 70, le Moderniste mérite clairement le détour.
En revanche, si l’aspect stonewashed particulier du Giuliano vous a convaincu visuellement, aucun de ces deux modèles ne se substitue vraiment à l’autre : les rendus de tissu diffèrent nettement.
Giuliano ou Botero : la question de l’angle
Le canapé Botero de AM.PM, également testé sur le site, se positionne plus haut en gamme, à partir de 2003 euros, avec 6 coloris disponibles. Botero propose surtout des configurations d’angle, absentes chez le Giuliano.
Pour un salon ouvert ou une pièce qui appelle un aménagement en L, Botero reste objectivement plus flexible. Le Giuliano, lui, s’adresse à ceux qui cherchent un 3 places fixe assumé, sans besoin d’évolutivité immédiate.
Giuliano ou Oscar : l’écart de coloris à nuancer
Oscar démarre autour de 1873 euros et compte 7 coloris, un choix nettement plus large que celui du Giuliano. Nous n’avons pas testé ce modèle en profondeur sur le site, mais l’écart de prix reste modeste face à la différence de personnalisation offerte.
Pour un acheteur hésitant surtout sur la teinte, Oscar mérite d’être regardé avant de trancher définitivement pour le Giuliano et ses deux seuls coloris.
Le bilan
- Moderniste, dès 1763 euros, 6 coloris – plus abordable et plus varié en teintes
- Botero, dès 2003 euros, avec angles – plus flexible pour un salon ouvert
- Oscar, dès 1873 euros, 7 coloris – le plus large choix de teintes du trio
Le Giuliano mérite-t-il sa place dans votre salon ?
Au terme de cette analyse, le verdict se résume à une question de priorités plutôt que de défauts majeurs.
Ce qui plaide en sa faveur
Ce canapé séduit d’abord par son identité visuelle affirmée, portée par un velours stonewashed qui ne ressemble à aucun autre revêtement de la gamme AM.PM. La fabrication italienne à la demande et le bois certifié FSC renforcent une approche plus responsable de la production.
L’assise basse et profonde conviendra à ceux qui cherchent un canapé pour s’installer longuement, plus que pour recevoir en position droite.
Ce qui doit vous faire hésiter
Le choix limité à deux coloris et une seule configuration en 3 places fixe réduit nettement la flexibilité, comparée à d’autres modèles AM.PM comme Moderniste ou Botero. L’absence de housse déhoussable complique aussi l’entretien au quotidien.
Bref, le Giuliano convainc sur l’esthétique et la fabrication, mais demande d’accepter ses contraintes en amont. Pour explorer d’autres options avant de trancher, le comparateur de canapés du site permet de mettre plusieurs modèles côte à côte, tout comme la catégorie canapés AM.PM dans son ensemble.
Ce qu’on retient surtout
- Coup de coeur esthétique probable – pour qui aime le style années 70 et le velours delave
- Flexibilité limitée – deux coloris, une seule taille, pas d’angle ni de convertible
- Entretien à anticiper – revêtement non déhoussable, à considérer selon le foyer
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