Le canapé Simone joue la carte du capitonné en chenille croisée, un revêtement qu’on croise peu ailleurs. Fabriqué en France, décliné en trois tailles et transformable en couchage d’appoint, il affiche un positionnement clair. Mais entre les photos flatteuses et la fiche technique, un écart saute aux yeux : l’assise est annoncée ferme, et la densité de mousse reste modeste. Voilà ce que ce test tente d’éclaircir, chiffres à l’appui.
Comment nous avons analysé ce canapé. Notre analyse s’appuie sur la fiche produit du marchand, le relevé des trois configurations disponibles et leurs prix respectifs, ainsi qu’une comparaison avec d’autres modèles convertibles de La Redoute. Le canapé Simone n’a pas été essayé physiquement : nous parlons ici d’analyse, pas de test en conditions réelles.
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Notre lecture rapide du Simone
Ce qui saute aux yeux dès la fiche produit
Le Simone se distingue par son revêtement en chenille croisée à l’effet point de croix, un détail que peu de concurrents proposent sur des canapés fixes ou convertibles à ce niveau de prix.
Les accoudoirs hauts et légèrement évasés, associés à un dossier enveloppant, dessinent une silhouette qui joue la carte du confort visuel. Sur les photos, tout respire le cocon.
Mais la fiche technique parle un autre langage : confort d’assise ferme, confort de dossier ferme, une mention rare et honnête de la part du marchand.
Le bilan
- Chenille croisée – un revêtement peu courant sur ce segment de prix
- Assise et dossier ferme – annoncé noir sur blanc par le marchand
- Fabriqué en France – un argument qui pèse dans la balance qualité-prix
Que disent vraiment les photos du marchand, et que taisent-elles ?
Le grain de la chenille, difficile à juger à l’écran
Les visuels mettent en avant la finition couture pincée et l’effet point de croix du tissu. Mais un écran ne rend jamais le grain réel d’une chenille, ni sa tenue dans le temps face aux frottements quotidiens.
Le beige unique proposé ici est une couleur exigeante : elle marque vite les traces de contact, surtout près d’une fenêtre exposée au sud ou avec de jeunes enfants qui grimpent dessus.
Un coussin d’assise en chenille claire, posé contre un mur blanc, absorbera la lumière différemment selon l’heure de la journée. Les photos, prises en studio, lissent ce genre de nuance.
Ce que la fiche ne montre pas : le non déhoussable
Le canapé Simone n’est pas déhoussable, une information cruciale que les photos ne peuvent évidemment pas transmettre. Une tache tenace impose un détachage à sec, jamais un simple passage en machine.
Concrètement, avec un chat qui griffe ou un enfant qui renverse un verre de jus, l’entretien devient une contrainte réelle. Le marchand recommande d’ailleurs de tapoter, jamais de frotter.
Ce qu’on retient surtout
- Non déhoussable – un point que les visuels ne signalent jamais
- Beige unique – couleur exigeante en entretien quotidien
- Détachage à sec – à prévoir pour les taches tenaces
Trois tailles, un seul coloris : le détail des déclinaisons et des prix
Le canapé Simone existe en trois configurations. C’est le point que la fiche produit résume mal, et que ce test détaille.
2, 3 ou 4 places : ce qui change réellement
Le 3 places, notre version de référence, mesure 207 cm de longueur pour 99 cm de profondeur, avec une assise de L160 x H43 x P63 cm. Il pèse 61,5 kg.
Le 2 places descend à 175 cm de long, pour un poids de 50 kg. Le 4 places grimpe à 227 cm, pour 67,9 kg. La hauteur et la profondeur, elles, restent identiques sur les trois versions, à 76 et 99 cm.
Un seul coloris est disponible aujourd’hui : le beige. La fiche mentionne des échantillons de tissu consultables sur le site, mais aucune autre teinte n’est proposée en configuration standard actuellement.
Le prix, entre remise et prix barré
Le prix constaté tourne autour de 901 euros, avec une remise maximale relevée de 10 %. Une déclinaison affiche un tarif de 991 euros barré à 1099 euros, ce qui donne une idée de la marge de négociation sur ce modèle.
Aucun écart de tissu ou de finition ne vient justifier ces variations : la seule différence tarifaire tient à la taille choisie et aux promotions ponctuelles.
| Version | Dimensions (L x H x P) | Poids |
|---|---|---|
| 2 places | 175 x 76 x 99 cm | 50 kg |
| 3 places | 207 x 76 x 99 cm | 61,5 kg |
| 4 places | 227 x 76 x 99 cm | 67,9 kg |
En résumé
- 3 places = référence du test – 207 x 76 x 99 cm, 61,5 kg
- Un seul coloris – le beige, sans alternative pour l’instant
- Prix autour de 901 euros – remise constatée jusqu’à 10 %
Un couchage d’appoint, pas un lit pour tous les soirs
Ce que le mécanisme convertible permet, et ce qu’il ne permet pas
Le Simone se transforme en couchage, une fonction utile pour dépanner un invité de passage. Mais rien dans la fiche ne suggère une conception pensée pour un usage quotidien.
L’assise annoncée ferme, avec une mousse à 28 kg/m3 sous l’assise et 24 kg/m3 sur le dessus des manchettes, correspond à des densités d’entrée de gamme. Voir le mécanisme se déployer en vidéo aide souvent à juger si l’opération reste simple à deux mains, une chose qu’aucune fiche ne raconte bien.
Pour résumer
- Couchage d’appoint – pas conçu pour un usage quotidien du lit
- Densité 28 et 24 kg/m3 – des chiffres d’entrée de gamme
- À vérifier soi-même – le confort du couchage n’est pas détaillé par le marchand
Fabrication française et structure en pin massif : la qualité tient-elle la route ?
Ce qui rassure
Le canapé est fabriqué en France, à la demande, ce qui limite la surproduction selon le marchand. La structure combine pin massif, panneau de particules et panneau de fibres, avec une suspension par ressorts type Nosag.
Le bois provient de forêts certifiées PEFC, gérées durablement. La garantie commerciale s’étend sur 5 ans pour la structure, et 2 ans pour le revêtement au titre de la garantie légale.
Ce qui interroge
Le revêtement en polyester 310 g/m2 est présenté comme résistant à un usage intense. Honnêtement, le polyester tient bien à l’usure mais bouloche facilement sans précaution, d’où la recommandation d’éviter les plaids posés directement dessus.
Les pieds en polypropylène noir, hauts de seulement 3 cm, laissent peu de jeu pour passer l’aspirateur en dessous. Un détail mineur, mais qui compte au quotidien.
Ce qu’il faut en penser
- Fabrication France + bois PEFC – deux arguments écoresponsables réels
- Garantie 5 ans structure – un engagement clair du marchand
- Pieds de 3 cm – peu de dégagement au sol, à anticiper pour le ménage
Simone ou un autre convertible : les alternatives à regarder avant de trancher
Avant d’acheter, mieux vaut comparer. Voici trois pistes chez le même marchand et sur le site.
Simone ou Lupita
Le Lupita demarre a 963 euros, avec 3 coloris au choix contre un seul pour le Simone. Si la couleur unique du Simone vous freine, le Lupita mérite un coup d’oeil.
Simone ou Galène
Le Galène, à partir de 883 euros, se positionne légèrement en dessous du Simone tout en proposant 3 coloris. Une option à considérer si le budget prime sur la matière chenille.
Simone ou un canapé déjà testé sur le site
Pour comparer un mécanisme convertible en conditions réelles, notre test du Stockholm donne un point de référence utile sur la tenue d’un couchage au fil des mois, là où la fiche du Simone reste silencieuse. On peut aussi regarder du côté du canapé Semeon, pour un style scandinave plus épuré que celui du Simone.
Ce que cela implique
- Lupita – plus de choix de coloris, prix proche
- Galène – un peu moins cher, même nombre de teintes
- Comparer avant d’acheter – la fiche du Simone ne donne pas tout
Notre verdict sur le canapé Simone : pour qui, et pour qui pas ?
Ce qui plaide en sa faveur
Le rapport matière-prix se défend : chenille croisée, fabrication française et garantie de 5 ans, pour un prix constaté autour de 901 euros. On aime ce positionnement clair, sans fioriture marketing.
Pour un salon au style contemporain, ce canapé apporte une touche texturée que peu de modèles à ce tarif proposent. C’est aussi ce qu’on retrouve, dans un tout autre registre, chez des références comme le Bristal ou le canapé Cover, tous deux joués sur la matière plutôt que sur la forme.
Ce qui doit vous faire hésiter
L’assise ferme, annoncée par le marchand lui-même, ne conviendra pas à tous les dos. Les amateurs de moelleux passeront leur chemin sans regret.
Le revêtement non déhoussable complique la vie avec de jeunes enfants ou des animaux. Et le choix réduit à un seul coloris limite fortement la personnalisation, contrairement à des modèles comme le Nottingham ou le Petit Rina, plus variés en teintes.
En clair
- Convient – amateurs d’assise ferme et de matière texturée
- À éviter – dos sensibles, foyers avec animaux ou enfants très jeunes
- Verdict global – bon rapport qualité-prix, sans être parfait pour tous
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